Si
vous cherchiez un survol rapide de l’Égypte Ancienne, cette
exposition était merveilleuse! Des sculptures, des papyrus et
des bijoux nous ont fait voyager à travers plus de trois milles
ans d’histoire. Le musée des beaux arts de Montréal
a vraiment réussi à mettre en valeur ces pièces!
Vous auriez vu des visages de pharaons comme Ramsès, Akhenaton
et Sésostris et même des pièces venant de l’époque
ptolémaïque, une période magnifique qui regroupe
les cultures grecques et pharaoniques, l’époque du Phare
et de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie!
Imaginez-vous que le British Musuem à Londres
détient plus de 100,000 pièces de l’Égypte
Ancienne. Certaines de ces pièces ont été offertes
par des dirigeants égyptiens pour des raisons politiques mais
d’autres ont été pillées. Une des plus importantes
pièces archéologiques au monde est au British Museum,
la pierre de Rosette!
Pensez-vous que des pièces si importantes devraient retourner
en Égypte? Pas nécessairement, sauf si l’Égypte
se montre prête à créer un système fiable
d’entretien, de protection et de conservation de ces pièces,
ce qui n’est pas le cas. L’Égypte n’a ni la
capacité ni la volonté d’entreprendre un tel projet,
les pièces du British Museum, du Metropolitan Museum ou du Louvres
sont donc mieux protégées à Londres, à New
York et à Paris respectivement.
Si des pièces du British Museum, du Metropolitan
Museum ou du Louvres sont rendues à l’Égypte, elles
finiront par retourner à Londres, à New York et à
Paris mais par contre dans les maisons privées! Le problème
est donc plus complexe qu’on ne le pense.
Le
tourisme est la source principale de revenu de l’Égypte,
c’est normal; ce pays détient le tiers de l’archéologie
mondiale, mais cette industrie n’apporte aucune compétitivité
au pays. Les dirigeants du pays devraient changer de vision. Se venter
du travail de nos ancêtres n’est pas une formule gagnante.
D’un autre côté, sortir nos
ancêtres de leurs tombes pour faire de l’argent est la chose
la plus lâche et sauvage qui puisse exister.
Karim
Haggar, ecotours
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Page Web de l'exposition